La fille de Brest

lafilledebrest

Séance cinéma samedi soir pour voir le nouveau film d’Emmanuelle Bercot, qui raconte le combat de la pneumologue Irène Frachon dans l’affaire du Médiator.

La danoise Sidse Babett Knudsen dans le rôle d’Irène Frachon, et Benoît Magimel dans celui de son collègue le Dr Le Bihan sont très crédibles, comme les autres acteurs connus ou moins connus dans ce film passionnant, qui retrace cette affaire sans temps mort.

Par moment, on a l’impression de regarder un documentaire, une enquête journalistique digne des meilleurs reportages d’investigation. Quel courage a eu cette femme, quelle détermination il lui a fallu pour mobiliser les équipes nécessaires à l’hôpital, les convaincre de l’urgence du problème et persévérer devant les pressions de l’AFSASS, du laboratoire concerné et de toute la profession. Elle a pris tous les risques dans cette affaire, mettant toujours en avant la santé de ses patients.

Je suis bien incapable d’avoir un avis sur les qualités cinématographiques de ce film tellement j’ai été prise dans cette histoire. Et puis, il y avait un autre intérêt pour moi dans ce film, c’était de découvrir comment Emmanuelle Bercot avait filmé la ville de Brest, ma ville natale. Et là aussi, j’ai aimé l’image qu’elle donne de la ville et de ses environs, dynamique, ouverte et moderne, loin de la cité grise et sans charme que l’on décrit parfois. Cerise sur le gâteau, plusieurs scènes se déroulent chez Dialogues, LA librairie qu’il faut découvrir à Brest, dont le dirigeant a eu sa place dans le combat d’Irène Frachon.

Un film fort sur une affaire qui n’est pas encore terminée, ainsi qu’il est précisé dans les dernières scènes et comme l’indique un article du Monde en date du 26 septembre 2016.

Ce combat, Irène Frachon le poursuit toujours avec la même ardeur, comme les spectateurs ont pu le constater, au son si déterminé et solennel de sa voix. « Le film, a-t-elle souligné, s’arrête en 2010. Six ans après, je suis toujours dans un vrai corps-à-corps. Face à des criminels à cols blancs qui continuent de s’acharner sur leurs propres victimes. Des cabinets d’avocats payés des fortunes tentent d’étouffer les procédures. Au sein du monde universitaire et médical, certains m’en veulent d’avoir ébranlé le système et soi-disant jeté l’opprobre sur le corps médical. » Pas la moindre idée, a-t-elle déploré, de la date du procès pénal. « Pendant ce temps, des victimes qui ne peuvent plus travailler, ni même monter leurs escaliers, et qui vivent avec 540 euros par mois, attendent d’être indemnisées… »

NaBloPomo 2016

 

Publicités

A propos Nanou

J'aime la lecture, la nature, les grands espaces. J'aime marcher sur les dunes, face à l'océan, regarder vers le large. Mon avatar est extrait d'un tableau de Setch, Plus de bruit.
Cet article, publié dans Cinéma, NaBloPoMo16, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour La fille de Brest

  1. Je le verrai en dvd car il n’est pas distribué par chez moi…Emmanuelle Bercot va certainement obtenir quelques Césars…

Quelque chose à ajouter ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s